Pourquoi être trop gentille ne fait pas grandir ta confiance en toi (et quoi faire à la place)

Je sais que, toi, tu utilises ta gentillesse excessive comme un masque pour éviter d’être vue telle que tu es. Je sais aussi que tu as peur d’être rejetée parce que tu es qui tu es.

Je sais que, pour toi, dire « Oui », que fermer ta gueule, que rendre service à contre cœur et à reculons, en gardant ton désaccord dans ta poche et ton opinion au fond de ta gorge, je sais que faire des concessions 365 jours par an, c’est ta façon à toi de vivre en paix, sans être trop chahutée, emmerdée ou bousculée.

Etre trop gentille, c’est ta façon à toi d’être aimée, d’être acceptée et d’être appréciée par ceux que tu aimes, ceux que tu peux pas blairer… aussi, et c’est aussi ta façon de te faire aimer de ceux que tu as peur d’affronter.

Dans cet épisode du podcast « Tu as le pouvoir », tu découvres pourquoi être trop gentille ne fait pas grandir ta confiance en toi et quoi faire à la place.
Dans la première partie de cet épisode, je t’explique ce que c’est que le « syndrome de la bonne fille », une maladie qui affecte des millions de femmes en France, en Navarre et sur tous les continents du monde.

2) Dans la deuxième partie de l’épisode, tu découvres comment appliquer la règle « D/D/R », déconditionner, désobéir et rééduquer, pour éradiquer en profondeur ton syndrome de la bonne fille et arrêter de dire oui à Pierre, à Paul, à Jacques, à Madame Dugenou, la voisine de ta tante qui t’as demandé d’aller la conduire chez le radiologue mercredi prochain à 15h à l’autre bout de la ville pour sa radio du pied gauche après qu’elle se soit niqué la cheville en essayant d’attraper un bocal de cornichons au vinaigre qu’elle avait remisé en haut de l’étagère de la cuisine alors que toi tu te casses les neurones au boulot pout boucler un dossier super sensible et que ça te fait chier et que tu sais pas comment lui dire « Non », à la mère Dugenou.

S’affirmer est une compétence. Toi aussi tu as le pouvoir de la maîtriser.

Choppe toi un ptit thé, un café ou un bon verre de vin et découvre avec moi, Sophia, Pourquoi être trop gentille ne fait pas grandir ta confiance en toi (et quoi faire à la place)

Partie 1 : le syndrome de la bonne fille
Le syndrome de la bonne fille est une maladie qui ne figure pas dans les encyclopédies médicales. C’est ce putain de syndrome qui te fout des bâtons dans les roues, dans la gorge et dans ton estime de toi quand tu essayes de t’affirmer, de dire ce que tu penses, bref, de t’imposer avec tact.

Je sais que tu as déjà essayé plein de fois d’arrêter d’être trop gentille. Tu sais très bien que c’est ça le problème. Je sais aussi que si tu écoutes ma voix mélodieuse et enchanteresse aujourd’hui, c’est que tu es bien décidée à commencer ta révolution.

C’est vraiment cool. T’es mon genre de nana. Intelligente. Motivée à donf et consciente que tu dois changer si tu veux éviter de faire la plante verte coincée au fond du décor de ta vie pour les 50 prochaines années. Ce qui, tu l’admettras, est pas super jouissif comme programme…

Le syndrome de la bonne fille, comme je te le disais, se caractérise par une obéissance excessive à l’autorité. Enfin, l’autorité, c’est un grand mot, ce syndrome de la bonne fille se caractérise par une obéissance excessive à ce que toi, tu considères comme une source d’autorité qui ne peut pas descendre de son piédestal et aura toujours la prédominance sur toi, sur tes opinions, tes désirs, tes besoins, tes idées, ton temps, ton bien-être, tes opinions. Bref, sur ta vie, quoi.

Si tu es trop gentille, tu sais déjà que tu obéis « à l’insu de ton plein gré » comme dirait l’autre. Tu obéis mécaniquement. Automatiquement. Tu donnes ton accord. C’est machinal. C’est inconscient : c’est-à-dire que ça se passe hors de ta volonté. Hors de ta conscience.

Et tu te conformes tout le temps, mon petit chat, encore une fois, à l’insu de ton plein gré. Ce qui te donne, à la longue l’impression d’être une lopette, ce qui te renvoie aussi à l’idée que personne ne prend en compte tes besoins et te donne l’impression de ne pas être respectée.

Pas terrible comme programme si t’as envie de mener une vie décente d’être humaine qui veut se sentir vibrer, compter et être valorisée…

Car tu as le droit de compter. Et tu as aussi le droit d’ouvrir ta gueule avec tact et diplomatie et, par la plus orgasmique des conséquences, de changer ta vie.

Mais ce que tu ne sais pas mon petit chat, et ce que tu as besoin de comprendre aujourd’hui, c’est que tu as appris à être trop gentille. Tu as été élevée d’une façon qui t’as appris à obéir. Tu obéis à tes parents. Tu as obéi A ta maîtresse d’école. A la pression sociale. A celle de ta famille. Aux exigences de ta culture.

Cette éducation moutonnesque t’as appris à t’adapter en permanence aux désirs des autres. Pour être aimée, d’abord, pendant ton enfance. Tu as transigé pour être intégrée au groupe. Gamine, tu avais viscéralement besoin de la chaleur et du feu de ta tribu.

Mais après, il s’est passé quoi ?

Une fois adulte, une fois majeure, émancipée, détentrice d’une carte bleue et d’une autorisation de découvert de 500 EUR et titulaire d’un livret A et de ta petite bagnole, il s’est passé quoi ?

Rien.

Il s’est rien passé du tout justement.

A aucun moment, les circonstances de ta vie ne t’ont permis de remettre en cause tes schémas d’obéissance automatique. A aucun moment la vie que tu as mené ne t’as permis de te demander « Et si je disais « Non », aujourd’hui, il se passerait quoi ? »

Pour guérir du syndrome de la bonne fille et commencer à t’imposer avec tact et intégrité, tu dois commencer à te demander ce que dire « Oui » en permanence te permet d’éviter.
Pourquoi c’est confortable pour toi de dire oui tout le temps ?
Qu’est-ce que tu risques de perdre si tu dis plus souvent « Non » ?

Partie 2 :  Comment arrêter d’être trop gentille ?

On est bien d’accord, être atteinte du syndrome de la bonne fille ça peut paraître ultra confortable dans un premier temps. C’est un peu comme de ronquer sur le siège passager d’une bagnole tandis que ton mec se bouffe les kilomètres d’autoroute laconique sur le chemin du camping en bord de mer qui sera le berceau de vos vacances en amoureux.

Mais en disant « Oui » à tout bout de champ, tu obéis à des règles que tu n’as pas consciemment choisies. Et ces règles-là, d’ailleurs, ces règles d’ « éducation » entre guillemets, elles étaient là pour te protéger et t’aider à grandir. En tout cas, au début.

Pour commencer à être moins gentille et enfin reprendre le pouvoir sur ta vie, applique la règle que j’appelle la règle D-D-R, déconditionner, désobéir, rééduquer. C’est une des règles d’or que j’utilise pour accompagner mes clientes en session de coaching privé.

La règle D-D-R : déconditionner, désobéir, rééduquer, fonctionne comme ça :

1) Te déconditionner, ça veut dire : commencer à identifier exactement quelle(s) croyance(s) (souvent il y en a plusieurs), t’ont amené à penser qu’être trop gentille c’est désirable, que c’est louable, que c’est une bonne chose et que si tu l’es pas, ton âme sera exilée dans le 7e cercle de l’enfer et que tu ne connaîtras jamais les douceurs suaves du paradis où tu peux picoler à loisir sans jamais avoir la tête dans le cul et taper la discut’ avec tes stars décédées préférées.

Qui t’a appris à croire que, pour être aimée et acceptée, tu dois te conformer sans broncher aux désirs des autres ?
2) Ensuite, la deuxième étape : Désobéir, ça veut dire : tranquillou, sans forcer, tu peux commencer à remettre en question les croyances dont je viens de te parler.

3) Te rééduquer, la 3e étape, pour toi ça va consister à commencer à agir différemment. Si, par exemple, tu as pour habitude d’aller bouffer chez tes beaux-parents tous les 3e dimanche du mois, que ça te gonfle à en étouffer et que tu aimerais y aller moins souvent pour profiter de ton weekend à toi et avoir du temps pour glandouiller en pyjama sur Netflix, buller dans ton bain, bouquiner distraitement et faire la sieste avec ton chat, dis-moi : comment est-ce que tu pourrais t’y prendre le plus simplement et le plus facilement pour échapper à cette corvée dominicale vomitive le mois prochain ?

Est-ce que tu peux me citer 3 actions que tu peux mettre en place pour zapper ce repas chiant comme un débat politique planplan et coincé du cul à 23h36 sur une chaîne de la TNT ?


Etre trop gentille ne fera jamais grandir ta confiance en toi. Mais ça fait à tout les coups grandir ta colère envers-toi-même et ce sentiment gluant et épouvantable d’être sempiternellement impuissante à ouvrir ta gueule et à dire ce que tu as besoin de dire à ceux qui à qui tu as besoin de le dire.

Cette impression d’être coincée dans un labyrinthe. D’avoir les yeux bandés et de chercher la sortie…

Pour être écoutée, entendue et respectée, tu dois comprendre que c’est précisément ta trop-gentillitude, comme je l’appelle, qui te rend invisible.

Ton besoin d’être acceptée étant enfant t’as transformée en femme effacée.

Parce que ton conditionnement mental, sexuel et social t’as appris cette fausse vérité : s’écraser, c’est être aimée.
Ta plus grande liberté, c’est de te foutre superbement de ce que les autres pensent de toi.
Déconditionne-toi. Désobéis. Rééduque-toi.

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